lundi 26 septembre 2016

ECODYE : workshop avec Cathy

Cathy est venue la semaine passée pour un atelier ecodye à la maison.
Nous avons fait une cueillette au parc, préparé nos feuilles et décidé d'utiliser deux techniques, pour comparer.
Deux échantillons identiques (coton+soie, aluné à froid) ont été :

  1. cuit à la vapeur
  2. cuit dans un bain (légèrement teinté de rouge)

les deux ont eu droit à deux heures 'au chaud', pendant lesquelles nous avons marché en forêt, révant à de nouvelles cueillettes...
Pour le reste, nous avons aussi travaillé avec du coton mordancé à l'alun / soja, ainsi qu'avec de la laine (alpaga + cashemere, rien moins !).
Je n'ai pas encore vu le résultat pour les saucissons de Cathy, mais les miens sont là : 

bidulafil ecodye madder cotton+silk steam vs simmer

bidulafil ecodye madder cotton

bidulafil ecodye madder cotton

bidulafil ecodye madder cotton

bidulafil ecodye madder cotton

bidulafil ecodye madder cotton

bidulafil ecodye madder wool

bidulafil ecodye madder wool

bidulafil ecodye madder wool

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bonne semaine !



mardi 6 septembre 2016

ECO DYE : mon Tshirt façon Irit Dulman...

Je suis une grande admiratrice d'Irit Dulman... Mais comme son prochain atelier n'aura lieu qu'au printemps prochain, il me faut chercher par moi-même à approfondir la magie de cette technique appelée eco dye ou teinture par contact.
C'est totalement passionnant.
Chaque impression est différente donc unique, chaque résultat est une surprise.
D'abord je prépare les tissus, j'essaie des mordants... Je me suis donné pour objectif de ne rien commander sur internet et de chercher des équivalent ou des idées 'chez l'épicier du coin' ou dans les choses qu'on a habituellement à la maison...
Je fouine donc dans les épiceries asiatiques et indiennes, au rayon bricolage, dans les placards de ma grand-mère,...
Ensuite, je remplis mes chaudrons, je fais mes 'saucissons de fleurs' (bundles en anglais...), je les plonge dans mes subtiles mélanges et je cuis tout cela avec un thermomètre à la main et les narines en éveil.
Au bout d'un moment, je m'éclipse, je vais dormir et je laisse la magie opérer (même si parfois je me relève pour touiller...).
J'égoutte, j'emballe et m'oblige à attendre un peu.
Vient le déballage.
C'est un moment assez incroyable.
Cette fois-ci j'ai frôlé l'extraordinaire...
Inspirée donc par la talentueuse Irit, j'ai combiné le contact et la couleur (pas encore assez !).
J'ai trouvé une poudre chez l'épicier, donnant ce joli rouge qui contraste merveilleusement avec le noir (bleuté) des feuilles de Parotia persica. Je ne me l'explique pas vraiment mais le Vitex agnus castus est quant à lui resté bien vert...
Je m'excuse car je n'ai pas eu la patience de sécher, lavé, sécher et repasser ce t-shirt avant de le présenter, mais ma joie était telle qu'il me fallait la partager... 
Suivront donc des photos du résultat final, porté.




bidulafil eco dye façon Irit Dulman
dos


bidulafil eco dye façon Irit Dulman
face


bidulafil eco dye façon Irit Dulman

bidulafil eco dye façon Irit Dulman

Je n'ai pas encore de chapeau pointu ni de nez crochu, mais ça ne va peut-être pas tarder...

lundi 29 août 2016

ECODYE V : tests mordants et résultats

La semaine dernière j'ai eu le plaisir de consacrer une demie journée à explorer le rez de jardin de la BNF à la recherche de pistes pour me perfectionner en 'mordants'.
Comme chacun sait, le mordant est une substance chimique qui aime autant le tissu que la couleur et permet de fixer celle-ci dans celui-là.
Cette question me préoccupe d'autant plus que j'ai décidé (alors que cela facilité l'obtention de bons résultats) de ne pas utiliser de fibre animale pour mes eco dyes.
J'aime l'idée d'un absolu végétal...
Or la fibre cellulosique prend vraiment moins bien la couleur, ce qui rend le mordant quasi indispensable. 
Une fois réunies les informations, j'ai défini un petit protocole : 

  1. toile coton nue
  2. toile coton mordancée dans du lait
  3. toile coton mordancée dans du savon et pulvérisée à l'alun
  4. toile coton mordancée dans un bain de fer
  5. toile coton mordancée dans 2 bains de tanin
  6. toile coton mordancée dans de l'eau savonneuse
  7. toile coton mordancée dans un bain de fer et un bain de tanin

bidulafil eco dye mordant test


bidulafil eco dye mordant test
Après roulage, j'ai plongé mes saucissons végétaux dans une marmite d'eau (avec un peu de vinaigre car je n'ai pas la chance d'avoir une eau douce) qui contenait une petite casserole en cuivre à manche de fonte (rouillée). 
bidulafil eco dye mordant testMais pourquoi diable une casserole dans ma marmite ?
parce que le cuivre et le fer sont des mordants et le fait de cuire ledit objet dans mon bain permet encore de libérer du mordant.
Le tout a cuit 1h30. Et pour bien faire j'ai ajouté 30 min de mordançage aux tanins a posteriori. 


Enfin, deux jour d'attente dans une ambiance humide et chaude (parfois, ça aide la canicule!)...

bidulafil eco dye mordant test
le suspens est à son comble...





















Côté résultats, on note certaines différences mais proportionnellement au travail, je trouve les

 mordançages au savon et au lait spécialement convaincants !

bidulafil eco dye mordant test

bidulafil eco dye mordant test
2 / lait




bidulafil eco dye mordant test
7/ fer+tanin
bidulafil eco dye mordant test
5/ tanin

bidulafil eco dye mordant test
3/ savon+alun
bidulafil eco dye mordant test
4/ fer


bidulafil eco dye mordant test
6/ savon
bidulafil eco dye mordant test
1/ coton nu


Je tiens à remercier ici Taty Lauwers et Dominique Cardon pour l'inspiration et l'aide qu'elles m'ont, inconsciemment, apportée !

Et vous ? 

mardi 23 août 2016

Entomojoly

Tandis qu'approche la fin du projet 'Cyclothérapie'  je me lance dans une entomologie toute particulière..
La semaine passée j'étais chez Deyrolle, boutique fascinante malgré le malaise qu'elle m'occasionne à chaque fois...
Car il faut l'avouer, je ne me sens pas toujours bien face à tous ces empaillés, ces jolis piqués sur le vifs, emboîtés, collectionnés...
Pourtant j'aime les cabinets de curiosités, j'aime l'exotisme qui s'empare de nous dans ces murs, jusqu'aux narines, à l'approche des insectes tout juste sortis de leur voile imbibé de formol...
Il faut me croire sur parole puisque les photos sont désormais interdites... 
Enfin vous pouvez aussi voir le site où mieux, faire un saut, pour peu que vous passiez rue du Bac...

Or donc, j'étais à la recherche d'un ouvrage sur les teintures naturelles,  que je n'ai hélas pas trouvé. J'ai poursuivi jusqu'au font de l'étage, dans le coin des insectes donc, bien que j'ai horreur des compositions en papillons et que je ne peux réfréner mon empathie face à l'acupuncture conservatrice qui  y sévit.
J'ai répéré une table avec quelques livres et, parmi ceux-ci, il y en avait d'occasion.
Je suis INCAPABLE de résister aux livres d'occasion. Sans savoir pourquoi (c'était mieux avant ?), j'ai commencé à feuilleter ici et là.
Et j'ai trouvé le guide Grund 'Encyclopédie illustrée des insectes'. Dans ses pages il y avait Lycorea halia, et moult  jolies photos en noir et blanc.

C'est ce qui m'a intéressé puisque je pourrais désormais les coloriser.

Utiliser l'aiguille non plus pour figer la bête mais au contraire, pour lui redonner couleur, texture et vie à travers une ré-interprétation.
Il s'agit donc de broderie sur papier, plus précisément de piqué libre, technique que j'affectionne encore plus depuis l'acquisition de mon Oekaki.


bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly

bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly


bidulafil broderie papier piqué libre entomojoly



(La maison d'édition Artia, qui a publié l'ouvrage dont il est question ici, ne semble plus exister. Malgré mes efforts, je n’ai pas réussi à retrouver les ayants droits de ces photos pour leur demander l’autorisation de les utiliser — prenez contact avec moi si vous êtes titulaire de ces droits.)

samedi 20 août 2016

Eco dye IV : suite et fin (pour l'instant)

Dernier déballage pour la saison, enfin jusqu'au prochain essai !
Deux bains différents avec d'un coté cocote en inox, un peu de noyer, de hêtre de baies de viorne et de l'autre, couscoussière en alu, noyer feuille et bogue et sureau.
Bouillon plutôt court car prise de teinte rapide (du coup, j'ai eu peur de tout noircir, comme quoi, il y a toujours de la marge !).
Dedans il y a avait de jolies choses mais peu de traces, hélàs ! seul le cotinus très résineux se devine et joli résultat, aussi, des baies de gouet...
Peut-être au fond que sur un simple coton non mordancé, ça n'est pas si mal... ?



bidulafil ecodye IV

bidulafil ecodye IV



bidulafil ecodye IV

bidulafil ecodye IV

Je retourne à mes lectures pour préparer un nouveau protocole à tester en bonne compagnie 
(hein Marie-Lys ? !!).


Bonne fin de semaine !