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jeudi 16 mars 2017

Talisman du printemps

Tandis que j'arpentais la ruelle des ménagères pour rejoindre mon atelier chéri, j'ai croisé un jardinier qui taillait une haie.
Souffrant légèrement d'un syndrome de Diogène, mes yeux tombent sur des branches argentées, oui ! du Sureau.
J'avertis l'homme illico :"je prends le sureau!" et lui gentiment: "allez-y Madame".
Et tout le reste du chemin je m'interroge...
Qu'est-ce que je vais (encore bien) pouvoir faire de ça ?
Des perles ? Des tissages ? Des talismans !

Etait-ce l'instinct ? en faisant quelques recherches, je découvre ceci :

  • Les anciens Celtes considéraient le sureau comme un arbre doublement symbolique, à la fois protecteur et associé à la mort.
  • Dans son bois, les druides fabriquaient des flûtes magiques grâce auxquelles ils entraient en communication avec l'âme des défunts.
  • Sa multitude de petites fleurs blanches trahissait la présence d'autant de divinités protectrices, qui vivaient à l'intérieur du tronc et des branches.
  • Planté au jardin, il protège la maison de la foudre et ses habitants de la maladie. Accroché aux portes et fenêtres, il protège des forces maléfiques.
  • On bénissait jadis les nouveaux mariés avec cet arbre, pour leur chance et leur bonheur. On bénit aussi les nouveau-nés dans un bain de sureau.
  • On disait aussi que les sorcières confectionnaient les manches de leurs balais avec du bois de sureau. (source : http://www.gardiensdelaterre.org/)
Et voilà ! si avec ça, il n'y a pas un brin de magie dans mes bijoux...


#DifferenceMakesUs





Pour le reste, les pampilles (rose, bronze) sont en soie ancienne chinée dans une maison abandonnée. 
Les blanches, elles sont réalisée dans de la soie 'Ahimsa', dite de la paix, pour laquelle on ne tue pas la chenille dans son cocon, mais on attend qu'elle s'envole, enfin son papillon.

Elles seront sous peu dans ma nouvelle boutique, aussi, n'hésitez pas à vous abonner. 
Au blog aussi d'ailleurs !

Bonne fin de semaine.


mercredi 8 mars 2017

A la #feteducodecréatif

Samedi dernier petit tour au Centre Pompidou.
Surprise ! De nombreux ateliers étaient proposés autour de la Fête du code créatif.
Si la première partie du tag ne me dit a priori pas grand chose, je me suis vite approprié les 1000 possibilités de la super machine du sous-sol : SAM.

 En résumé :
S.A.M., une machine à dessiner pas comme les autres
Avec l’artiste Mark Webster et Victor Meunier
Faites la connaissance de S.A.M., la machine qui dessine ! À partir de votre photo, cette machine artistique et artisanale réalise votre portrait, qu’il faudra reprendre au trait, point par point, pour lui donner forme.

J'arrive, d'abord je demande l'autorisation, mais heureusement, ce n'est pas réservé aux enfants...
Or donc après avoir réduit la hauteur du tabouret (comme dans un Photomaton), je me tire le portrait.
Je sais déjà que je n'utiliserai pas de feutre pour relier les points...
J'en parle avec Mark* et Victor qui se sont associés pour donner naissance à cette drôle de 'Semi-Automatic-Machine'.
Des algorithmes repèrent les contours de l'image (capturée par la webcam de l'ordi) et les restituent sous forme d'un chapelet de points, numérotés pour faciliter le tracé.
La première version est assez basique, il ne faut pas que le dessin prenne la journée...






Mais en discutant avec Victor, nous augmentons le détail et le nombre des contours et supprimons les chiffres.
Voilà qui me servira de base de travail !
De retour avec mes précieuses impressions, je brode, à la main et à la machine...
Une version sur papier est aussi en cours (mais c'est un peu plus long donc... patience !).

 






Assurément une heureuse rencontre !
J'espère, S.A.M, que nos chemins auront d'autres occasions de se croiser.


*D’origine Canadienne, Mark Webster est autodidacte d’une pratique artistique en pleine émergence, le design de calcul informatique. Il enseigne une approche de la programmation informatique pour le design graphique à l’ESAD d’Amiens.